Joseph Haydn





Joseph Haydn est un compositeur autrichien. Il est né le 31 mars 1732 à Rohrau (Basse Autriche). Il décède à Vienne  le 31 mai 1809.

Sa famille est modeste. 

Joseph Haydn sera remarqué par sa belle voix de soprano et rejoindra la Maîtrise de la Cathérale St Etienne de Vienne. 

Il est très habile au violon et au clavecin. 

Il connaîtra des années difficiles dans la pauvreté.

Ses premières composition de musique de chambre lui attireront l’intérêt de personnes influentes.

Il trouvera une place auprès d’une famille très fortunés (la famille des princes Esterhazy), dans laquelle il restera plus de trente ans.

Il composera des symphonies, des quatuors à cordes, concertos, sonates pour clavier, des oratorios, des opéras, oeuvres de musique sacrée.


Il rencontrera Mozart et il eut pour élève Beethoven.




Symphonie de l'horloge






Sérénade - Andante









La chemise de l'homme heureux




Schaabahm, roi de Perse, très riche et très vieux, s'ennuyait : cela peut arriver aux rois comme à chacun de nous. Schaabaham alla trouver un solitaire en grande vénération dans le pays, et lui dit : 

"Je m'ennuie, et tout me pèse ; que faire ?

- Trouve, répondit le solitaire, la chemise d'une homme heureux, et mets-la."

Le roi appela son grand vizir : "Tu as entendu, dit-il, va."

Le grand vizir ne se fit pas répéter l'ordre, et sortit bien joyeux ; son crédit commençait à diminuer : rien ne pouvait venir plus à propos qu'une telle commission : la chemise d'un homme heureux, quoi de plus facile à trouver ? Le voilà donc en campagne. Sur le chemin, avisant des gens assemblés : "Qui d'entre vous, dit le vizir, est le plus heureux ?" Personne ne répondit d'abord. Alors le vizir les interrogea séparément. Mais celui-ci, homme de négoce, venait de perdre beaucoup d'argent ; celui-là, ouvrier à la journée, n'en gagnait pas assez pour vivre ; Ibrahim était ambitieux et Mohammed était malade. 

"Moi qui vous parle, dit un laboureur, je succombe à la peine, sans pouvoir nourrir mes pauvres enfants !

- Que dirai-je donc, interrompit un autre, moi qui viens, pour ma part, d'en perdre quatre ?

- Sottes gens, pensa le vizir ; allons ailleurs."

Mais par toute la ville, ici pour une raison, là pour une autre, une réponse unique lui fut faite : "Nous ne sommes pas heureux."

Le vizir commençait à prendre inquiétude. Heureusement, hors des murs, voilà qu'un jeune berger vient à sa rencontre, bien déguenillé et bien pauvre, mais l'air joyeux pourtant et le contentement peint sur toute sa personne. Le vizir, à tous risques, adressa au villageois sa question ordinaire. 

"Heureux, répond le berger, pourquoi non ? Quand on a de belles brebis, que l'on conduit sans trop de peine, de bons maîtres, dont on est aimé, le pain de chaque jour assuré et une flûte pour passer le temps, peut-on, dites-moi, n'être pas heureux ?"

Le vizir emmène le berger par la main, et le présente à Schaabahm, comme possédant toutes les conditions que pouvait souhaiter Sa Majesté. Les serviteurs vont pour chercher sur les épaules du pâtre ce précieux vêtement qui doit rendre au maître joie et belle humeur. O surprise ! O désespoir ! L'homme heureux n'avait pas de chemise !








Mots fléchés (grille N°3)





















Mots fléchés (Grille N°2)



























La châtaigne (V. Arnaud)






La châtaigne

"Que l'étude est chose maussade !
A quoi sert de travailler ?"
Disait, et non pas sans bâiller,
Un enfant que menait son maître en promenade.
Que répondait l'abbé ? Rien. L'enfant sous ses pas
Rencontre cependant une cosse fermée,
Et de dards menaçants de toute part armée.
Pour la prendre il étend le bras.
"Mon pauvre enfant, n'y touchez pas !
- Eh ! pourquoi ? - Voyez-vous mainte épine cruelle
Toute prête à punir vos doigts trop imprudents ?
- Un fruit exquis, monsieur, est caché là-dedans.
-Sans se piquer peut-on l'en tirer ? - Bagatelle !
Vous voulez rire, je le crois.
Pour profiter d'une aussi belle aubaine,
On peut bien prendre un peu de peine
Et se faire piquer les doigts.
- Oui, mon fils : mais, de plus, que cela vous enseigne
A vaincre les petits dégoûts
Qu'à présent l'étude a pour vous :
Ces épines aussi cachent une châtaigne.".



V. Arnaud




Les fées (Charles Perrault)

 Eugène de Blaas







Il était une fois une veuve qui avait deux filles : l’aînée lui ressemblait si fort d’humeur et de visage, que, qui la voyait, voyait la mère. Elles étaient toutes deux si désagréables et si orgueilleuses, qu’on ne pouvait vivre avec elles. La cadette était le vrai portrait de son père pour la douceur et l’honnêteté. Comme on aime naturellement son semblable, cette mère était folle de sa fille aînée et, en même temps, avait une aversion effroyable pour la cadette. Elle la faisait manger à la cuisine et travailler sans cesse.

Il fallait, entre autres choses, que cette pauvre enfant allât, deux fois le jour, puiser de l’eau à une grande demi-lieue du logis, et qu’elle en rapportât plein une grande cruche. Un jour qu’elle était à cette fontaine, il vint à elle une pauvre femme qui la pria de lui donner à boire.

« Oui dà, ma bonne mère, » lui dit la jeune fille ; et, rinçant aussitôt sa cruche, elle puisa de l’eau au plus bel endroit de la fontaine et la lui présenta, soutenant toujours la cruche, afin qu’elle bût plus aisément. La bonne femme, ayant bu, lui dit : « Vous êtes si bonne et si honnête, que je ne puis m’empêcher de vous faire un don ; car c’était une fée qui avait pris la forme d’une pauvre femme de village, pour voir jusqu’où irait l’honnêteté de cette jeune fille. Je vous donne pour don, poursuivit la fée, qu’à chaque parole que vous direz, il vous sortira de la bouche ou une fleur, ou une pierre précieuse. »

Lorsque cette fille arriva au logis, sa mère la gronda de revenir si tard de la fontaine. — « Je vous demande pardon, ma mère, dit cette pauvre fille, d’avoir tardé si longtemps ; » — et, en disant ces mots, il lui sortit de la bouche deux roses, deux perles et deux gros diamants. — « Que vois-je là ! dit sa mère tout étonnée ; je crois qu’il lui sort de la bouche des perles et des diamants. D’où vient cela, ma fille ? » (Ce fut là la première fois qu’elle l’appela sa fille). — La pauvre enfant lui raconta naïvement tout ce qui lui était arrivé, non sans jeter une infinité de diamants. — « Vraiment, dit la mère, il faut que j’y envoie ma fille. Tenez, Fanchon, voyez ce qui sort de la bouche de votre sœur, quand elle parle ; ne seriez-vous pas bien aise d’avoir le même don ? Vous n’avez qu’à aller puiser de l’eau à la fontaine, et, quand une pauvre femme vous demandera à boire, lui en donner bien honnêtement. — Il me ferait beau voir, répondit la brutale, aller à la fontaine ! — Je veux que vous y alliez, reprit la mère, et tout à l’heure. »

Elle y alla, mais toujours en grondant. Elle prit le plus beau flacon d’argent qui fût dans le logis. Elle ne fut pas plus tôt arrivée à la fontaine, qu’elle vit sortir du bois une dame magnifiquement vêtue, qui vint lui demander à boire. C’était la même fée qui avait apparu à sa sœur, mais qui avait pris l’air et les habits d’une princesse, pour voir jusqu’où irait la malhonnêteté de cette fille. — Est-ce que je suis ici venue, lui dit cette brutale orgueilleuse, pour vous donner à boire ! Justement j’ai apporté un flacon d’argent tout exprès pour donner à boire à Madame ? J’en suis d’avis : buvez à même si vous voulez. — Vous n’êtes guère honnête, reprit la fée, sans se mettre en colère. Eh bien ! puisque vous êtes si peu obligeante, je vous donne pour don qu’à chaque parole que vous direz, il vous sortira de la bouche ou un serpent, ou un crapaud. »
D’abord que sa mère l’aperçut, elle lui cria : Eh bien ! ma fille ! — Eh bien ! ma mère ! lui répondit la brutale, en jetant deux vipères et deux crapauds. — Ô ciel, s’écria la mère, que vois-je là ? C’est sa sœur qui en est cause : elle me le paiera ; et aussitôt elle courut pour la battre. La pauvre enfant s’enfuit et alla se sauver dans la forêt prochaine.

Le fils du roi, qui revenait de la chasse, la rencontra et, la voyant si triste, lui demanda ce qu’elle faisait là toute seule et ce qu’elle avait à pleurer ! — « Hélas ! Monsieur, c’est ma mère qui m’a chassée du logis. » — Le fils du roi, qui vit sortir de sa bouche cinq ou six perles et autant de diamants, la pria de lui dire d’où cela lui venait. Elle lui conta toute son aventure. Le fils du roi considérant qu’un tel don valait mieux que tout ce qu’on pouvait donner en mariage à une autre, l’emmena au palais du roi son père, où il l’épousa.

Pour sa sœur, elle se fit tant haïr, que sa propre mère la chassa de chez elle ; et la malheureuse, après avoir bien couru sans trouver personne qui voulût la recevoir, alla mourir au coin d’un bois.








La table d'école (O. Aubert)




La table d’école




Menuisier, tu vas travailler,
Que cherches-tu dans l’atelier ?
Tu viens de retrousser ta manche.
- Je cherche une solide planche

Menuisier, sur ton établi
C’est du bon bois, du bois poli
Que tu places avec adresse.
- Je me hâte, car le temps presse.

Menuisier, que ton bras est prompt !
La sueur coule de ton front,
Sous ton rabot le copeau vole.
- Je fais une table d’école.

Menuisier, ton travail est beau
Et plein d’un courage nouveau,
Tous les écoliers du village,
Feront honneur à ton ouvrage.


O. Aubert