Apprendre à dessiner un paon


Apprendre à dessiner : Les ronds - Porcs et sangliers


Un tuto pour faire des Korrigans en pâte sel




source : http://www.bluemarguerite.com/



Recette de la pâte à sel




Korrigans espiègles en pâte à sel Tuto pour faire - Loisirs créatifs













Les korrigans espiègles s'amusent sur le dolmen, au fin fond de la forêt de Brocéliande. Piégez-les en les modelant en pâte à sel et les peignant avec des couleurs vives ! 

"Korrigans espiègles" est une création extraite du livre "Petites féeries" de Brigitte et Sophie Casagranda, éditions Ouest-France

Photographies de Xavier Scheinkmann.



Fournitures

Matériel

Couteau
Presse-ail
Pinceau à patisserie
Rouleau à patisserie


Consommables
Boule de pâte à sel
Eau
Farine
Gouache
Vernis


Comment faire ?

Modelage du dolmen

Le dolmen :

Prenez de la pâte et roulez grossièrement un colombin de 10,5 cm de long et deux plus petits de 3,5 cm de haut. Ne lissez pas ces modelages pour garder un aspect brut.

Pour assembler les éléments, humidifiez les points de contact.
Placez les «deux pierres verticales » sous la «pierre plate» et assurez la bonne adhérence.
Posez le dolmen sur la plaque de cuisson et enfournez à 100 °C le temps de modeler les korrigans et les champignons.





Modelage du korrigan

La tête

Modelez une petite boule de pâte à sel (~ 2 cm de haut) entre vos  mains.

Les cheveux

Placez un peu de pâte à sel dans le presse-ail et pressez. Vous obtenez de la pâte en « vermicelles ».
Coupez-les en petits segments que vous fixerez sur la tête du korrigan avec un peu d’eau.







Le corps

Modelez un colombin (~ 5,5 cm de haut) et incisez-le au niveau de la taille pour dégager les deux jambes.

Les bras

Roulez un seul colombin (~ 6 cm de long) sur le plan de travail légèrement fariné.
Coupez-le en biais, en deux parties égales.
À l’aide d’un pinceau humide, assemblez la tête et les bras au corps.

Le bonnet

Etalez une fine couche de pâte à sel et découpez la forme d’un cône (~ 3,5 cm de haut).
Creusez légèrement le dessous et coiffez-en le korrigan.

Les moufles

Aplatissez deux petites boulettes de pâte à sel (~ 1 cm de long) et incisez-les au couteau pour marquer le pouce.







Les sabots

Modelez deux boulettes ovales (~ 2,5 cm de long) et incisez-les au couteau afin de bien marquer le talon, puis relevez et pincez la pointe des sabots.
Assemblez les moufles aux poignets et les sabots aux chevilles en humidifiant les raccords.










Les champignons

Roulez une petite boulette de pâte à sel et écrasez-la entre votre pouce et votre index.







Finition

Modelez ensuite un petit colombin.

Fixez le chapeau au pied avec un peu d’eau.

Sortez le dolmen du four ; il a durci lors de ce premier temps de cuisson.

Placez un à un les korrigans dessus. Variez leur position pour créer une composition originale.
Pour que les corps se soudent parfaitement au dolmen, humidifiez les points de contact à l’aide d’un pinceau humide.

Disposez les champignons au bas des pierres

Cuisson: 1 heure à 100 °C + 1 heure à 125 °C.

Une fois votre modelage refroidi, peignez-le à la gouache largement diluée dans l’eau.
Pour donner de l’éclat à vos couleurs, recouvrez la peinture sèche de deux à trois couches de vernis brillant pour gouache.






Fée du jardin


La bienfaisance (Andrieux)



La bienfaisance



Vivre en soi, ce n'est rien ; il faut vivre en autrui.

"A qui puis-je être utile, agréable aujourd'hui ?"

Voilà chaque matin ce qu'il faudrait se dire ;

Et le soir, quand des cieux la clarté se retire,

Heureux à qui son coeur tout bas a répondu :

Ce jour qui va finir, je ne l'ai pas perdu ;

Grâce à mes soins, j'ai vu sur une face humaine

La trace d'un plaisir ou l'oubli d'une peine.


Andrieux

Ponctuation (Maurice Carême)





Ponctuation


Ce n’est pas pour me vanter,
Disait la virgule,
Mais, sans mon jeu de pendules,
Les mots tels des somnambules,
Ne feraient que se heurter.

C’est possible, dit le point.
Mais je règne, moi,
Et les grandes majuscules
Se moquent toutes de toi
Et de ta queue minuscule.

Ne soyez pas ridicules,
Dit le point-virgule,
On vous voit moins que la trace
De fourmis sur une glace.
Cessez vos conciliabules.

Ou, tous deux, je vous remplace !



Maurice Carême




Les pêches (Léon Tolstoï)







Le paysan Tikhou Kouzmith, revenant de la ville, appela ses enfants.

«Regardez, mes enfants, dit-il, quel cadeau l’oncle Ephrim vous envoie.»

Les enfants accoururent, et le père ouvrit le petit paquet.

«Voyez les jolies pommes, s’écria Vania, jeune garçon de six ans ; regarde, maman, comme elles sont rouges.

- Non, ce ne sont probablement pas des pommes, dit Serge, le fils aîné ; vois leur peau, on dirait qu’elle est recouverte de duvet.


- Ce sont des pêches, dit le père ; vous n’avez pas encore vu de pareils fruits ; l’oncle Ephrim les a cultivées dans la serre, car il prétend que les pêches ne poussent que dans les pays chauds, et que, chez nous, on ne peut les récolter que dans les serres.


- Et qu’est-ce qu’une serre ? demanda Volodia, le troisième fils de Tikhou.


- Une serre, c’est une grande maison dont les murs et le toit sont vides. L’oncle Ephrim m’a expliqué qu’on la construisit ainsi pour que le soleil puisse réchauffer les plantes. L’hiver, au moyen d’un poêle particulier, on maintient la température au même degré.


«Voilà pour toi, femme, la plus grosse pêche, et ces quatre là sont à vous, enfants.»

«Eh bien ! demanda Tikhou le soir même, comment trouvez-vous ces fruits ?

Ils ont un goût si fin, si savoureux, répondit Serge, que je veux planter le noyau dans un pot ; et il en poussera peut-être un arbre qui se développera dans l’isba.

- Tu serais peut-être un bon jardinier : voilà que tu songes à faire pousser des arbres, reprit le père.


- Et moi, reprit le petit Vania, je l’ai trouvée si bonne, la pêche, que j’ai demandé à maman la moitié de la sienne ; mais le noyau, je l’ai jeté !


- Toi, tu es encore tout jeune, dit le père.


- Vania a jeté le noyau, dit le second fils, Vasili, moi, je l’ai ramassé ; il était bien dur ; il y avait dedans une amande qui avait le goût de la noix, mais plus amer. Quant à ma pêche, je l’ai vendue dix kopecks ; elle ne valait d’ailleurs pas davantage.»


Tikhou hocha la tête.

«C’est trop tôt pour toi de commencer à faire du commerce ; tu veux donc devenir marchand ?

- Et toi, Volodia, tu ne dis rien.
Eh bien ! demanda Tikhou à son troisième fils, ta pêche avait-elle bon goût ?

- Je ne sais pas ! répondit Volodia.


- Comment ! Tu ne sais pas ? reprit le père... tu ne l’as donc pas mangée ?


- Je l’ai portée à Gucha, répondit Volodia ; il était malade, je lui ai raconté ce que tu nous as dit à propos de ce fruit, et il ne faisait que contempler la pêche. Je la lui ai donnée ; mais Gucha ne voulait pas la prendre, alors je l’ai posée près de lui et me suis enfui.»


Le père mit la main sur la tête de son fils et lui dit :

«Tu est bon et délicat».

Léon Tolstoï (contes et fables)

La pomme et l'escargot (Charles Vildrac)









La pomme et l’escargot



Il y avait une pomme
A la cime d’un pommier ;
Un grand coup de vent d’automne
La fit tomber dans le pré.

Pomme, pomme, t’es-tu fait mal ?
-J’ai le menton en marmelade,
-Le nez fendu et l’oeil poché !

Elle roule, quel dommage !
Sur un petit escargot
Qui s’en allait au village
Sa demeure sur son dos.

Pomme, pomme, t’es-tu fait mal ?
-J’ai le menton en marmelade,
Le nez fendu et l’oeil poché !

Ah ! stupide créature, 
Gémit l’animal cornu,
T’as défoncé ma toiture
Et me voici faible et nu.

Pomme, pomme, t’es-tu fait mal ?
-J’ai le menton en marmelade,
-Le nez fendu et l’oeil poché !

Dans la pomme à demi-blette (*)
L’escargot, comme un gros ver,
Rongea, creusa sa chambrette
Afin d’y passer l’hiver.



Charles Vildrac (Pin Pon d’Or)







(*) blette : en tombant la pomme s'est meurtrie ; sa chair devient toute molle et brune.